Le Beffroi de la ville de Montrouge accueille depuis samedi et jusqu’au 23 mai 2018, le « Le Salon de Montrouge « . L’occasion de découvrir 52 jeunes artistes représentant 12 nationalités différentes : France, Iran, Mongolie, Congo, Belgique, Arménie, Russie, Espagne, Pays-Bas… Un tour du monde de la création émergente en matière d’art contemporain.

Depuis quelques années, le Salon de Montrouge, est le lieu privilégié de tous les amoureux d‘art contemporain. Amateurs, collectionneurs, galeristes s’y rendent pour découvrir des artistes émergents. Cette année, la performance est mise à l’honneur, à l’occasion de deux événements dédiés :

  • Un après-midi performances, le dimanche 6 mai, où les artistes-performeurs de la sélection 2018 auront carte blanche ;
  • 6.03 (sixzérotrois), une soirée de performances proposée en collaboration avec le Palais de Tokyo, jeudi 17 mai (de 18h à 00h03) : 6 heures et 3 minutes de performances et DJ set, dont la programmation sera organisée par Vittoria Matarrese, responsable de la programmation culturelle et des projets spéciaux au Palais de Tokyo.

A la suite de notre visite, gros coup de cœur pour Roland Burkart et son cube à selfie.

Impossible de rater ce grand cube, posé au sol, en plein milieu du circuit. Immense, carré, miroitant, on s’y voit, on grimace, on se prend en photos, au plus grand plaisir des jeunes et moins jeunes !

Your Infinity, sculpture géométrique de Roland Burkat, né en 1990 à Montpellier, mais qui réside à Munich, aime se jouer des illusions et laisse perler à sa base l’image diaphane d’une sorte de treillis de lignes géométriques comme au meilleur temps des boîtes de nuit disco. Hommage à François Morellet et au sculpteur minimaliste Carl Andre ? Ce cube aux jeux spectraux et anamorphoses, est assurément un piège à images… et à lumière.

Deuxième coup de cœur pour la Citroën 2CV de Paul Duncombe.

Un jour, ce dernier découvre une 2CV abandonnée, en très mauvaise état, les sièges couverts de mousse. L’artiste décide de l’acquérir et de s’en servir pour une installation artistique. Mais Paul Duncombe, qui a déjà en 2017, confronté des végétaux à des éléments radioactifs dans des vitrines, conçoit pour sa 2CV un système sophistiqué, capable de maintenir une certaine humidité à l’intérieur de l’habitacle. Avec le temps, la végétation va continuer de pousser et envahir toute la voiture : une belle métaphore sur la nature qui prend le pas sur l’humain.

Entrée gratuite et plus d’informations sur : http://www.salondemontrouge.com/