Banksy, un des plus célèbres des street-artistes de notre siècle, serait-il de retour dans la capitale française ? Ces derniers jours ont vu apparaître différentes œuvres sur les murs de la ville, qui rappellent fortement la patte de l’artiste britannique. Depuis, la rumeur n’est plus puisque Banksy a revendiqué les œuvres réalisées sur les réseaux sociaux. Le pochoir et l’engagement sont une nouvelle fois les armes privilégiées du britannique.

Parmi les œuvres de cette dernière session, plusieurs thématiques ont été abordées. On retrouve une référence à Mai 68 à travers le visuel d’un rat près de Beaubourg et la légende Instagram : « 50 ans après les événements de mai 1968 à Paris. Là où est né l’art du pochoir moderne ». Dans le nord de Paris, vers la Porte de La Chapelle, Banksy a représenté une fillette dessinant une tapisserie rose sur une croix gammée, le tout à côté d’un centre de premier accueil de réfugiés. Il oppose une fois de plus l’innocence de l’enfance à la cruauté de l’adulte. Son autre pochoir, dans le 19ème arrondissement, détourne la toile de Jacques-Louis David, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard (1801), où Napoléon avec sa cape dans le visage prend des airs de femme voilée.

Banksy a pris l’habitude de faire des « descentes » dans les grandes villes du monde (Londres, Paris, Bristol, New-York, Tokyo, etc), mais il nous a surpris avec d’autres intentions. Son projet Dismaland, une exposition éphémère conjointe au sud-ouest de Bristol, était même une parodie des parcs d’attraction et dénonçait le consumérisme, l’égoïsme ou encore la destruction de l’environnement.

Si on sait qu’il est originaire de la scène underground de Bristol, l’art de l’artiste surpasse son identité qui reste inconnue depuis plus de 20 ans. Un secret bien gardé ! A quand la prochaine vague de couleurs sur nos murs ?