C’est lors d’un samedi froid et gris que le vent me pousse vers le Palais de la Découverte pour chercher quelques réponses (en vain) à une question depuis toujours et pour toujours rester sans ; qu’est-ce que l’amour ?

C’est à travers des travaux scientifiques et artistiques que cette exposition questionnera cet énigmatique sentiment, moteur tout puissant de tant d’histoires.

« L’amour », un seul mot en français pour représenter tant de sentiments.

Car l’amour, il en existe plusieurs étapes, plusieurs types, l’amour d’un(e) ami(e), d’une famille, l’amour physique lié au désir.

Le grec utilise quatre mots : érōs, le désir, la passion charnelle ; storgê, l’amour familial ; agapē, l’amour désintéressé et philía, l’amitié, le lien social.

C’est autour de ces 4 termes que va commencer notre immersion dans la première galerie, la galerie des attachements.

La galerie des attachements, c’est un bric-à- brac d’objets, de situations où se mêlent illustrations, poèmes et citations d’auteurs nous ramenant sans cesse à une de ces 4 définitions de « l’amour ».

Une approche à 4 entrées qui permet de percer légèrement ce mystère que peut être l’amour et ainsi découvrir les dernières recherches scientifiques « Les sciences affectives ».

Deux pièces ont attiré mon attention :

La première une pièce rosée, avec une entrée pour ma part assez équivoque, ou nous nous retrouvons entouré d’histoires d’amour,  passant par  La Princesse de Clèves, Le Rouge et le Noir, Amour, Prozac et curiosités, 

Une bibliothèque de l’amour où diverses œuvres totalement différentes de par l’époque, l’écriture, mais qui sont réunis par un seul lien : l’amour.

Dissimulée par un joli rideau rouge, tiré avec hâte, la deuxième pièce légèrement étourdissante, nous ramène face à nous-même, et au sens propre.

Tout est miroir, juste une petite banquette est installée.

Est-ce une ode à l’amour de soi ? Un rappel ? Aimez-vous en premier d’abord.

Où est-ce plutôt de l’ironie face à cette nouvelle génération selfie, où l’amour du soi est plus mis en avant que l’amour pour Autrui ?

La seconde partie de l’exposition, occupant la majorité du parcours apparaît comme

la galerie des sciences .

L’amour n’est pas et ne sera jamais une science exacte.

Chaque personne le ressent et l’exprime d’une manière différente.

Pourtant les réactions chimiques sont (pratiquement) les mêmes pour tout le monde.

Dans cette deuxième galerie, philosophes, sociologues et anthropologues donnent leur point de vue et vont alors tenter de déchiffrer ce qu’est l’amour.

Film concernant les recherches sur l’amour, approche sociologique sur les rencontres amoureuses… Ici les statistiques sont mêmes transformées en objets et nous démontre comment l’irruption du numérique à transformé le « rapprochement » des êtres et notamment la rapidité du passage à l’acte sexuel.

Sur un panneau nous pouvons apercevoir les publications de Marie Ortin qui tient le compte Instagram « amours-solitaires » dans lequel elle publie des échanges SMS sur le thème de l’amour.

Et le corps dans tout cela ?

Le cœur battant, les mains moites, si l’amour s’exprime dans le corps, c’est dans le cerveau que tout commence.

L’exposition rentre dans le vif du sujet avec une vidéo sur les mécanismes du cerveau durant l’acte amoureux mais également avec des mini-jeux de rôles et de nombreuses installations interactive.

Cette exposition est une expérience dans laquelle il faut prendre le temps de se plonger.

Elle nous permet de nous interroger sur les différentes formes d’amour et notamment sur les manières d’exprimer celui-ci.

Mais surtout elle nous fait nous questionner sur l’envers du décor : les mécanismes biologiques de l’amour. Il est donc possible de désirer sans aimer et aimer sans désirer.

https://youtu.be/9GvKfvDt5T8