Depuis Septembre 2017 Le Centre Pompidou s’est renouvelé et nous propose un nouveau parcours : Musée(s) en œuvre, plus fluide, plus accessible, balade du moderne vers le contemporain

Voici quelques coups de cœur, quelques salles, de cet itinéraire artistique nous plongeant dans des univers différents.

Salle 6

Rencontre avec Le Jardin d’Hiver de Jean Dubuffet, une peinture monumentale réalisée entre 1969 et 1970.

Jardin d’Hiver est le premier agrandissement d’importance réalisé par Jean Dubuffet.

L’œuvre est d’abord née d’une maquette en polystyrène peint au vinyle, réalisée du juin 1969 à août 1970.

Dans ce jardin, assimilé plutôt à une caverne, le décor se résume à des tracés noirs sur fond blanc, le sol et les parois sont cabossés et les dénivellations sont parfois soulignés, parfois contredis par les tracés.L’œil s’y perd dans cette totale remise en question de la perception mais une ambiance de zénitude ce fait pourtant ressentir.

Salle 8

Le jeu de la lumière et de l’espace avec l’œuvre Untitled de Dan Flavin.

Cette création met en scène des tubes fluorescents de diverses couleurs assemblées en carré, certaines orientés vers l’intérieur, d’autres vers l’extérieur, éclairant l’espace fermé ainsi que l’espace ou le spectateur déambule.

Le tube luminescent est l’élément de base des compositions de Dan Flavin qu’il s’agissent d’œuvres de plus ou moins grandes dimensions.

Créant « des états visuels particuliers » ses œuvres se rapprochent de l’Art Minimal, faisant en sorte que l’objet se confonde avec les trois dimensions de l’espace réel.

Irradiant l’espace, le contexte devient son contenu.

Il nous est impossible de dire où passe la frontière entre la création et son dehors, remettant alors en question à travers ses créations, la véritable définition traditionnelle de l’œuvre.

Salle 10 bis

Aménagement de l’antichambre des appartements privés du palais de l’Élysée pour le Président Georges Pompidou par l’artiste Yaacov Agam.

Cette œuvre, comprenant une sculpture en acier poli « Triangle volant », un lustre, un tapis, 6 portes en transacryl coloré, 53 verres peints bicolores, 32 verres diffusants, 54 réflecteurs en tôle laquée blanc et bien d’autres éléments encore, que je vous laisse le plaisir d’aller découvrir, ne laisse aucun regard indifférent.

C’est en 1971 que l’artiste Yaacov Agam reçoit une commande officielle du Président Georges Pompidou pour aménager l’antichambre des appartements privés du palais de l’Élysée.

Cette pièce présente un décor qui unit peinture et art décoratif.

Le mur de face représente à lui seul, 900 nuances de couleurs, chacune des couleurs modulées se transforme progressivement provoquant alors un effet d’ondulation. Cette œuvre picturale est aussi dérangeante que surprenante.

Salle 13

Fin de cet atypique submersion artistique avec la découverte de « L’Arte Povera », mouvement né en Italie vers les années 1970.

Décrivant un nouveau pouvoir symbolique en opposition avec le pop et le minimalisme américains, attentifs aux traces, aux plus élémentaires manifestations de la vie, les artistes membres de ce mouvement revendiquent des gestes archaïques.

Aussi, les matériaux utilisés sont souvent naturels et de récupération.

L’œuvre « Respirare L’ombra » de l’artiste Giuseppe Penone, représente une pièce, des murs tapissés de feuilles de laurier, maintenues dans de grandes cages rectangulaires grillagées.

Troublant, une sculpture en bronze doré, représentant deux poumons, viens déranger, troubler la présence de ce vert et de cette ambiance aérée.

Le parfum, le dessèchement des feuilles et leur changement de couleur, évoquent le temps qui passe, « le vieillissement des choses ».

Cette création poétique, nous fait prendre conscience de nos sens, éveillant des sensations notamment à travers la prise en conscience de notre propre respiration.

Pour en savoir plus : https://www.centrepompidou.fr/fr/lib/Musee