Un certain vendredi soir, c’est avec surprise, sortant des habitudes du week-end, que l’on me guide avec entrain vers la Villette.

Je suis avec questionnement le chemin sur lequel on m’entraîne, sans savoir réellement ce qu’il se passe.

Jusqu’à ce que je réalise, arrivée sur les lieux, que je me trouve à La Philharmonie. La Cité de la Musique à Paris.

J’ai toujours souhaité y aller, sans vraiment y prendre le temps.

Et c’est donc avec joie que je m’y engouffre, sans savoir encore, ce que je vais y découvrir….

….Un Opéra, un orchestre mais surtout diverses émotions.

Cela surprend, cela fascine, cela transporte et cela fait rire.

Lors de cette soirée deux des opus centraux de György Ligeti – compositeur roumain et hongrois naturalisé autrichien, membre de l’Académie Roumaine – nous étaient offerts.

Son bouleversant Requiem, et son Opéra Le Grand Macabre au travers d’extraits représentatifs de ce dernier.

Matthias Pintscher, compositeur et chef d’orchestre allemand a fait le, magnifique choix d’associer à l’Ensemble inter contemporain dont il est directeur musical, l’Orchestre du Conservatoire de Paris et le Chœur National Hongrois.

Lorsque le Requiem retentit, s’ouvrant sur un chœur assourdi qui semble surgir des tréfonds de l’âme, reflet d’un artiste torturé par la disparition et la mort, plus rien n’existe autour.

Saisissant, perturbant et émouvant.

C’est un désordre des plus harmonieux, des hauts, des bas, des mélanges d’intensités qui nous remuent et nous atteint, nous auditeurs, au plus profond et renouant sur le final – Lacrimosa – avec un certain calme, voire une sérénité apparente.

30 min qui disparaisse aussi vite qu’un son de la corde d’un violon.

C’est au tour du Le Grand Macabre d‘entrer en scène.

Les extrait de l’Opéra s’enchaînent et on y retrouve le thème fondateur de l’artiste, la mort.

Ici il cherche à exorciser celle-ci avec une notion ironique nouvelle, un sursaut d’espoir.

Sa musique est intense, se transforme, on y retrouve également de nombreuses sources d’inspirations.

Je ne rentrerais pas dans les détails de l’œuvre car je pense qu’il est plus intéressant de la découvrir par soi-même et d’être (agréablement) surpris par ce que cela peut nous offrir.

L’Orchestre, le Chœur, les Chants, les Voix, les Instrument et bien entendu le chef d’Orchestre, cet ensemble unifié, ne forme qu’une seule et même œuvre.