Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir d’assister à la représentation théâtrale de Sherlock Holmes – Le mystère de la vallée de Boscombe au Grand Point-Virgule, Paris 14ème. Repris après le succès en 2018 au Théâtre du Splendid, au Théâtre du Gymnase et au festival d’Avignon, ce titre est l’une des cinquante-six nouvelles d’Arthur Conan Doyle mettant en scène le détective Sherlock Holmes.

D’entrée le décor est planté avec un « fog » londonien authentique, un « bobby » anglais et un voleur à la sauvette. En scène trois comédiens, neufs personnages et… un meurtrier à identifier. Le public est amené à enquêter avec Sherlock Holmes et le docteur Watson sur la mort de Charles Mac Carthy…Le trio de comédiens est parfait pour mener cette enquête surprenante : un savant cocktail d’action, de suspens mais aussi une sacrée dose d’humour british.

Les répliques fusent, le public s’amuse beaucoup, s’étonne, s’émeut et admire la mise en scène ciselée, précise comme une déduction de Sherlock Holmes. Ce qui n’empêche pas les clins d’œil à la police scientifique moderne et au cinéma gore. Cette adaptation théâtrale de Christophe Delort en comédie familiale est un succès, y compris chez le jeune public. Un divertissement d’une grande qualité, plein d’humour et de gaieté.

Je ne peux donc que vous conseiller d’aller voir cette pièce : une heure quarante qui passent comme dix minutes ! Un grand moment de bonheur théâtral qui confirme la célèbre maxime de Sherlock Holmes : « rien ne fait plus peur qu’une crise d’ennui aiguë ».