Ce vendredi, je vous propose d’aller vous promener du côté du Palais de Tokyo.

L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement. Plus qu’une exposition, c’est un vrai parcours initiatique.

Dans les premières salles, ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, des toiles d’araignées, animées et inanimées, cohabitent. A la fois effrayé, dégoûté, captivé, le visiteur est surtout attiré par l’objet, on a envie de toucher les fils, tester leur solidité. Face à ce qui ressemble à des cubes vitrés, le fil est en fait simplement tendu, sans contour extérieur et le jeu de lumière rend l’ensemble tout à fait fascinant. Des visions en 3D, une salle de radiographie, une barbe à papa, des visages, le spectateur se prend au jeu des devinettes, un peu comme en regardant le ciel pour définir la forme des nuages.

Ces histoires invisibles, qui composent la nature dont nous faisons partie, nous invitent à repenser poétiquement notre manière d’habiter le monde – et à réévaluer notre manière d’être humain.

L’exposition dans son ensemble nous interroge sur notre manière d’habiter le monde, notre façon de consommer, ON AIR célèbre de nouvelles manières d’imaginer une planète libérée de frontières et d’énergies fossiles, au travers de nouveaux modes de production de la connaissance. C’est ainsi particulièrement au travers des activités de l’Aerocene, un projet artistique interdisciplinaire initié par Tomás Saraceno, qui cherche à réactiver un imaginaire commun afin de collaborer éthiquement avec l’atmosphère et l’environnement, que les visiteurs sont invités à s’engager collectivement dans un exercice d’harmonisation planétaire.

ON AIR réunit une grande variété de collaborateurs, rassemblant des institutions scientifiques, des groupes de recherches, des activistes, des communautés locales, des visiteurs, des musiciens, des philosophes, qui participent tous à la vie de l’exposition. Des ateliers pour enfants ou adultes, des concerts, des séminaires ouverts au public enrichissent régulièrement cette exposition transformée en une vaste « jam-session cosmique ».

Courrez-y, vous avez jusqu’au 06/01 !