« Du dialogue avec la matière nait le geste de l’homme »

Si vous flâner dans le jardin du Luxembourg, quelquefois un peu trop bruyant, je vous invite à faire un petit détour vers le Musée Zadkine, espace paisible où règne une certaine poésie. Ce lieu de charme désormais dédié au sculpteur d’origine russe Ossip Zadkine (1887-1967) a été son lieu de vie et de création de 1928 à 1967.

Niché dans la verdure, il est conçu au plus près de l’esprit atelier, dont il est l’un des derniers lieux à témoigner. En effet, C’est l’un des rares ateliers de sculpteurs – avec celui d’Antoine Bourdelle – qui ont pu être sauvegardés à Paris, témoignant du Montparnasse des artistes.

Enveloppée dans un cocon de sérénité je découvre ses créations, repensée autour de la question de la matière.

 « Sous la lumière des verrières, plâtres, terres, bois et pierres dialoguent. »

Zadkine a travaillé de nombreux et différents matériaux « les puissances formelles ».

Le bois en passant par la pierre ou bien l’encre, en trois dimensions ou sur papier, l’artiste a exploré toutes sortes de pistes. Pour Zadkine, sculpter, dessiner et peindre à la gouache ou à l’aquarelle représentent des modes d’expression pratiqués dans le même mouvement créateur. Ce mouvement créateur, nous le ressentons fortement lors de chaque pas entre les différentes œuvres.

Prenez un instant et asseyez-vous dans le jardin, laisser vous emporter par la plénitude du lieu et laissez-vous séduire par les différentes sculptures, perdues dans le jardin, observant ou observés ?

Laissez votre esprit quitter Paris et s’immiscer dans la poésie de Zadkine.

« Le langage de la sculpture est un néant prétentieux s’il n’est pas composé de mots d’amour et de poésie.