Écrit par Bourdeaut Olivier, paru en janvier 2016 aux éditions Finitude l’ouvrage « En attendant Bojangles » est un savoureux mélange oscillant entre joie et mélancolie, nous plongeant dans un univers parallèle et hors du temps.

Histoire d’une famille hors norme, décalé, épanouie avec un certain penchant pour l’extravagance et la folie.

En attendant Bojangles, raconte l’enfance du narrateur, personnage principal, avec ses parents.

Parents liés par un amour fou et une douce folie.

Chez eux il n’y a de la place que pour le plaisir et la fantaisie, faisant la fête jour et nuit, partant dans leur château en Espagne pour s’évader.

Dans cette danse mouvementée cadencée au rythme de « Mr Bojangles » de Nina Simone c’est la mère qui donne le ton, feu follet imprévisible et extravagant.

Eugénie, Hortense, Joséphine, son nom varie chaque jour, selon l’humeur de son mari.

« Donnez-moi le prénom qui vous chante ! Mais je vous en prie, amusez-moi, faites-moi rire, ici les gens sont tous parfumés à l’ennui ! »

Mademoiselle Superfétatoire, oiseau de Numidie adopté par la mère lors d’un voyage, rajoute un peu plus de folie et d’extravagance à ce trio.

Mais ce qui fait la beauté du roman, c’est justement cette folie qui unit cette famille peu ordinaire, folie d’un mari (et d’un père) prêt à tout pour rendre sa femme heureuse, prêt à l’accompagner dans sa folie, amoureux de ses extravagances, et faisant de la folie une normalité comme les autres.

L’amour fou, on le retrouve également chez le fils, admiration qu’il porte à sa mère, admiratif de tous ses gestes, buvant toutes ses paroles.

Il est normal pour lui, de voir ses parents boire du champagne dès le matin, et il ne souffre pas de cette éducation qualifiée de légère et d’inconsciente par les autres adultes.

Cependant un jour, cette femme va trop loin.

Père et fils vont alors out mettre en œuvre pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

« Cette folie, je l’avais accueillie les bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer fort et m’en imprégner, mais je craignais qu’une telle folie douce ne soit pas éternelle. »