« – En 1994, vous vous êtes trompé de coupable. Je pensais que vous voudriez le savoir avant de quitter la police. »

Ainsi commence l’intrigue du dernier roman de Joël Dicker, jeune écrivain Suisse de 33 ans.

Souvent malmené par la critique mais très lu du grand public, notamment grâce à son succès La Vérité sur l’affaire Harry Québert – vendu à près de 3 millions d’exemplaires dans le monde, Grand Prix du roman de l’Académie française et Prix Goncourt des lycéens en 2012 et récemment adapté sur le petit écran – il continue son chemin et récidive avec La disparition de Stéphanie Mailer.

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le soir de l’ouverture d’un Festival de théâtre, le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres. L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration. Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer, affirme qu’ils se sont trompés de coupable à l’époque. Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Jesse, à quelques jours de la retraite, et Derek, qui a quitté le terrain depuis longtemps, doivent de nouveau enquêter dans cette bourgade qui attire journalistes, critiques, patrons de chaîne de télévision et artistes. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Si le style de l’auteur n’a rien d’exceptionnel, chaque chapitre est l’occasion de découvrir un nouveau point de vue, un nouveau personnage, le livre est rythmé et nous tient en haleine jusqu’à la dernière ligne.

On retiendra également les personnalités savoureuses : les flics, Jesse Rosenberg, Dereck Scott, et Anna Kanner, une policière aussi intelligente qu’instinctive.

Autour d’eux gravitent Alan Brown, le nouveau maire d’Orphea, sa femme Charlotte, Michael Bird le patron du journal local, Meta Ostrovski, célèbre critique littéraire et tant d’autres…

On dit qu’un livre est une fenêtre sur laquelle on s’évade, alors si vous aimez les polars, n’hésitez plus !