Cette plasticienne née en 1967 au Danemark expose à la galerie Maria Lund dans le Marais pendant tout l’été. Après avoir eu un diplôme d’Art Plastique avec les félicitations de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris en 1993, elle a poursuivi ses recherches sur différents supports.

Véritable métamorphose après ses vingt-cinq ans de carrière, elle n’a pas fini de nous faire plonger dans ses toiles. Ses recherches sur les couleurs, les surfaces brutes ou bien lisses, son geste mettent en lumière ses qualités d’artiste. Son évolution personnelle dans le monde de l’art montre une envie de ne jamais s’arrêter à la première coulure qu’elle dépose sur une feuille et à laisser sa gestuelle improviser au travers du temps qui passe.

Ce qui est impressionnant est d’observer une œuvre de Maibrit Ulvedal Bjelke à ses débuts en tant qu’expérimentatrice de la matière pour des résultats visuellement endommagés, bruts, pour enfin évoluer vers un registre précis aux rendus contrôlés. Et oui, ses dernières recherches poussent à croire que son art est devenu adulte, intemporel avec un souci du détail. Ses protocoles et techniques de travail se finalisent sur un langage contemporain où la lumière est l’élément central. Il y a de la vibrance, du mouvement, un esprit à la fois mécanique et humain. Une belle découverte !