Monet, peintre français reconnu comme l’un des créateurs de l’impressionnisme apparaît comme le plus convaincu et le plus constant des peintres de ce mouvement.

Chef de file de l’impressionnisme et amoureux de la nature, Monet puise aux alentours des années 1893 son inspiration à travers son célèbre jardin d’eau situé à Giverny. En 1899, Monet étudie pour la première fois le sujet des Nymphéas (une espèce de nénuphar). Les Nymphéas blancs (1899), Le Pont japonais (1899) et Nympheas (1914-1917) furent les thèmes primordiaux de ses dernières créations.

Les Nympheas

Offert par le peintre à la France le lendemain de l’armistice du 11 novembre 1918, les Nymphéas sont installés selon ses plans à l’Orangerie en 1927, soit quelques mois après sa mort.

1927, l’impressionnisme semble discrédité par le renouveau de l’art prôné par les avant-gardes qui jalonnent ce début de XXème siècle (cubisme, futurisme). L’ensemble des œuvres de Monet ne rencontre donc pas l’enthousiasme du public.

Pendant plusieurs décennies le public va tourner le dos aux salles des Nymphéas, le musée lui-même construira provisoirement des cimaises cachant alors les fameuses œuvres, afin de pouvoir mettre en place des expositions temporaires.

C’est donc bien plus tard, après la seconde guerre mondiale et notamment grâce à l’apparition d’un nouveau foyer de l’art moderne à New-York, qu’un regard neuf est porté sur l’œuvre du dernier Monet. Dans les années 50 les signes d’un certain intérêt envers ces créations se multiplient. Le MOMA de New-York achète et expose l’une de ces grandes toiles en 1955.

A travers ses œuvres Monet invente cette notion d’environnement, qui irrigue tous les courants de l’art jusqu’à nos jours, du minimalisme aux générations les plus contemporaines.

« Une passerelle entre le naturalisme du début de l’impressionnisme et l’école contemporaine d’abstraction la plus poussée » de New-York. C’est sur le moment précis de la rencontre entre la redécouverte des grandes décorations du maître de Giverny et la consécration de l’École abstraite New-Yorkaise que l’exposition du Musée de L’Orangerie s’est positionnée.

Les salles ovales du Musée de L’Orangerie et la plénitude qui y règne, permettent un moment de relaxation qui se ressent comme une véritable ode à la paix.

Plus d’informations sur Les Nympheas à travers cette vidéo du musée de l’Orangerie :

https://www.youtube.com/watch?v=8COmDbH7-7k